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Cloudflare vs CloudFront : quel CDN choisir pour votre architecture ?

Découvrez quel CDN choisir entre Cloudflare et CloudFront selon vos besoins spécifiques en multi-cloud ou sur AWS, pour une performance optimale.

Introduction

Les indicateurs de performance du CDN affichés sur le bureau, juste à côté du clavier

Pour la majorité des équipes, la réponse tient en une phrase : choisissez Cloudflare si vous opérez en multi-cloud ou si vous voulez une protection DDoS et un WAF inclus sans surcoût, et optez pour CloudFront si votre infrastructure repose entièrement sur AWS et que vous bénéficiez des transferts gratuits depuis S3 ou EC2.

Les scénarios courants se tranchent rapidement :

  • TPE, PME et startups : Cloudflare, plan gratuit ou Pro (20 $/mois), couvre la majorité des besoins avec zéro configuration DNS complexe et une sécurité de base immédiatement opérationnelle.
  • Architecture 100 % AWS : CloudFront, grâce aux transferts de données gratuits depuis S3 et EC2 en même région, réduit la facture d'egress de façon significative.
  • Multi-cloud ou origines hors AWS : Cloudflare, dont le réseau anycast couvre plus de 335 villes, absorbe les pics sans surcoût de bande passante.
  • Streaming vidéo en direct : CloudFront avec MediaPackage ou Elemental, nativement intégré à la chaîne AWS ; Cloudflare Stream reste une option si vous voulez sortir de l'écosystème AWS.
  • Entreprise à très haut volume avec exigences de conformité strictes : les deux solutions proposent des offres Enterprise, mais Cloudflare simplifie la gestion multi-tenant et la consolidation de stack (WAF, Zero Trust, R2 sous un seul contrat).

Le principal compromis : Cloudflare offre un coût prévisible et une sécurité incluse ; CloudFront propose une intégration native AWS et des économies d'egress conditionnées à votre architecture d'origine.

Points clés

Cloudflare et CloudFront répondent à des besoins distincts : Cloudflare gagne sur la prévisibilité des coûts, la sécurité incluse et la simplicité multi-cloud, tandis que CloudFront s'impose uniquement quand les origines sont profondément intégrées à AWS.

PointDétails
Cloudflare pour la majoritéTPE, PME, startups et équipes multi-cloud bénéficient d'un WAF et d'une protection DDoS inclus sans surcoût.
CloudFront pour AWS-nativeLes transferts gratuits depuis S3/EC2 en même région justifient CloudFront uniquement si vos origines sont sur AWS.
Écart de latence documentéLes benchmarks 2026 mesurent 28 ms vs 35 ms de TTFB médian en faveur de Cloudflare sur le trafic mondial.
Mesurer avant de déciderCache hit ratio, volume d'egress et nombre de requêtes mensuels sont les trois métriques indispensables au TCO.
PhareliaPharelia réalise l'audit CDN, le PoC instrumenté et le rapport FinOps pour que votre choix repose sur vos données réelles.

Table des matières

Cloudflare vs CloudFront : comparaison côte à côte des dimensions clés

DimensionCloudflareAmazon CloudFront
Meilleur pourMulti-cloud, TPE/PME, startups, équipes non spécialistes AWSArchitectures 100 % AWS, workloads S3/EC2/Lambda
Modèle tarifairePlans forfaitaires (Free, Pro, Business, Enterprise) + bande passante non facturée sur cacheFacturation basée sur l'usage, notamment le volume transféré et le nombre de requêtes
Réseau / PoP335+ villes, routage anycastplus de 600 points de présence, architecture hiérarchique DNS-based
Latence médiane (TTFB)~28 ms (benchmarks 2026)~35 ms (benchmarks 2026)
WAFInclus dès le plan Pro ; règles managées disponiblesAWS WAF en option payante séparée
Protection DDoSIncluse sur tous les plans, illimitéeAWS Shield Standard gratuit ; Shield Advanced payant
Edge computeCloudflare Workers (V8 isolates, facturation par requête)Lambda@Edge (Node.js/Python, facturation durée) + CloudFront Functions
SSL/TLSInclus, gestion automatique des certificatsInclus via ACM (AWS Certificate Manager)
Intégration nativeMulti-cloud, API-firstAWS (S3, EC2, IAM, CloudFormation, CloudWatch)
ObservabilitéAnalytics intégrés, Logpush vers SIEM, Cloudflare RadarCloudWatch Logs, Kinesis Data Firehose, accès logs S3
Support EnterpriseSLA 100 % uptime, CSM dédiéSLA AWS Enterprise Support (payant séparé)
Egress depuis origine AWSFacturé normalementGratuit depuis S3/EC2 en même région

Quelques précisions importantes après ce tableau :

  • Le transfert gratuit depuis S3 s'applique uniquement quand l'origine et la distribution CloudFront sont dans la même région AWS. Dès que vous croisez des régions ou des origines externes, les coûts d'egress réapparaissent.
  • Cloudflare ne facture pas la bande passante relative au cache standard, ce qui change radicalement le calcul pour les sites à fort ratio de cache (images, assets statiques, vidéo segmentée).
  • TechTarget note que Cloudflare convient mieux aux équipes non spécialistes AWS, tandis que CloudFront s'impose naturellement quand les origines sont déjà dans l'écosystème Amazon.

Comment fonctionnent les modèles tarifaires et quels sont les postes de coût importants ?

Les deux solutions partent de philosophies opposées, et cette différence structure toute l'analyse FinOps.

Cloudflare facture par plan forfaitaire mensuel. Le plan gratuit couvre la mise en cache standard sans limite de bande passante. Le plan Pro avec un tarif mensuel fixe ajoute le WAF managé et des règles de cache avancées. Le plan plan Business avec un tarif mensuel fixe ouvre l'accès aux logs bruts et aux SLA renforcés. Au-delà, les plans Enterprise sont négociés au cas par cas. Dans tous les cas, la bande passante mise en cache n'est pas facturée, ce qui rend le coût mensuel très prévisible pour les charges statiques.

CloudFront fonctionne à l'usage pur : chaque gigaoctet transféré et chaque millier de requêtes HTTP/HTTPS sont facturés selon une grille tarifaire régionale. Le niveau gratuit AWS offre 1 To de transfert de données et 10 millions de requêtes par mois pendant les 12 premiers mois.

Scénarios chiffrés types

  1. 1 To/mois, origine S3 même région : CloudFront revient à environ 0 $ d'egress origine + ~0,085 $/Go de transfert vers les utilisateurs finaux en Europe, soit ~85 $. Cloudflare Pro à 20 $/mois couvre le même volume sans surcoût de bande passante.
  2. 10 To/mois, origines mixtes : les benchmarks 2026 documentent un écart de coût important entre les deux solutions à cette échelle, en faveur de Cloudflare pour les origines hors AWS.
  3. 50 To/mois, architecture AWS-native : CloudFront avec transferts S3 gratuits et tarifs volume peut descendre sous Cloudflare Business/Enterprise selon la répartition géographique du trafic.

Principaux moteurs de coût à surveiller

  • Egress : poste dominant pour CloudFront ; nul sur le cache Cloudflare.
  • Requêtes : CloudFront facture séparément les requêtes HTTP et HTTPS ; Cloudflare inclut les requêtes dans le forfait.
  • Invalidations de cache : CloudFront offre 1 000 invalidations gratuites par mois, puis facture 0,005 $ par chemin supplémentaire.
  • Edge compute : Workers Cloudflare à partir de 0,50 $/million de requêtes (plan payant) ; Lambda@Edge facturé à la durée d'exécution et au nombre de requêtes, souvent plus coûteux pour des fonctions longues.
  • Add-ons sécurité : AWS WAF + Shield Advanced peuvent ajouter plusieurs centaines de dollars par mois ; Cloudflare inclut le WAF sur ses plans payants.

Conseil de pro : Avant tout PoC, collectez trois métriques pendant 30 jours : volume de données transférées (Go/mois), nombre de requêtes (HTTP/HTTPS séparément), et ratio de cache hit. Ces trois chiffres suffisent à construire un TCO comparatif fiable dans le calculateur AWS et dans la grille Cloudflare. Sans ces données, toute estimation reste spéculative.

Latence, maillage PoP et résultats de benchmark

Repère de performance : des tests indépendants publiés en 2026 mesurent un TTFB médian de 28 ms pour Cloudflare contre 35 ms pour CloudFront, soit un écart de 20 % en faveur de Cloudflare sur les requêtes mondiales agrégées.

Cet écart s'explique en grande partie par la différence architecturale fondamentale entre les deux réseaux. Cloudflare utilise le routage anycast : une même adresse IP est annoncée depuis des centaines de datacenters simultanément, et le trafic est absorbé par le PoP le plus proche sans décision DNS. CloudFront s'appuie sur une architecture hiérarchique avec des Edge Locations et des Regional Edge Caches intermédiaires, ce qui introduit une latence supplémentaire sur les cache misses.

Avoir 600 PoP ne signifie pas automatiquement une latence inférieure à 335 villes. La densité de couverture dans les zones à fort trafic (Europe occidentale, côte Est américaine, Asie du Sud-Est) et la qualité du peering comptent davantage que le nombre brut de points de présence.

Checklist des tests de performance à exécuter avant de trancher

  1. Mesurer le TTFB depuis au moins 5 régions représentatives de votre base d'utilisateurs (outils : WebPageTest, Catchpoint, Pingdom).
  2. Tester le cache hit ratio sur vos assets les plus lourds (images, JS, CSS, segments vidéo HLS).
  3. Simuler un cache miss et mesurer le temps de réponse origin-to-edge pour chaque solution.
  4. Évaluer la latence sous charge avec k6 ou Locust (500 utilisateurs simultanés minimum).
  5. Vérifier les performances régionales spécifiques : Afrique, Inde et Amérique latine sont souvent les zones où l'écart anycast vs DNS-based est le plus marqué.
  6. Comparer les métriques Core Web Vitals (LCP, INP) avant et après bascule, via PageSpeed Insights.

Fonctionnalités clés : sécurité, edge compute, cache et observabilité

Sécurité : incluse ou en option ?

La différence la plus structurante pour les équipes sans budget sécurité dédié :

  • Cloudflare : WAF managé inclus dès le plan Pro, protection DDoS illimitée sur tous les plans, gestion des bots (Bot Management) disponible en add-on, SSL/TLS automatique avec options de configuration avancée (HSTS, TLS 1.3, mTLS). La pile fonctionnelle unifiée couvre également Zero Trust (Cloudflare One) et le stockage objet R2, ce qui permet de consolider plusieurs abonnements sous un seul contrat.
  • CloudFront : AWS Shield Standard inclus gratuitement (protection DDoS de base) ; AWS WAF est un service distinct facturé séparément (~5 $/mois par WebACL + 1 $/million de requêtes inspectées) ; Shield Advanced, une option payante pour protection avancée pour une protection DDoS avancée avec SLA de remboursement des surcoûts d'attaque.

Edge compute : Workers vs Lambda@Edge

Les deux approches résolvent des problèmes similaires (personnalisation de réponse au plus près de l'utilisateur) mais avec des modèles d'exécution très différents.

  • Cloudflare Workers s'exécutent dans des isolates V8 (pas de conteneur, démarrage à froid quasi nul), déployables en quelques secondes via Wrangler CLI ou l'API. Facturation basée sur le nombre de requêtes sur le plan Workers Paid. Idéal pour les redirections dynamiques, la personnalisation A/B, la réécriture d'en-têtes, et les API légères.
  • Lambda@Edge s'exécute dans les Edge Locations CloudFront en Node.js ou Python, avec des limites de mémoire et de durée plus généreuses (jusqu'à 10 Go RAM, 30 secondes). Facturation à la durée d'exécution (0,00000625 $/Go-seconde) et au nombre de requêtes. Mieux adapté aux transformations lourdes d'images, à l'authentification complexe et aux intégrations IAM.
  • CloudFront Functions est une alternative plus légère à Lambda@Edge pour les manipulations simples d'en-têtes et de cookies, avec une latence d'exécution inférieure à 1 ms et un coût de 0,10 $/million d'invocations.

Observabilité et intégrations SIEM

Cloudflare propose Logpush pour exporter les logs bruts vers Datadog, Splunk, Elastic ou un bucket S3, disponible à partir du plan Business. Les analytics intégrés (Cloudflare Radar, Web Analytics) donnent une vue immédiate sans configuration. CloudFront s'intègre nativement à CloudWatch pour les métriques temps réel, à Kinesis Data Firehose pour le streaming de logs, et à S3 pour l'archivage. Si votre équipe opère déjà dans AWS, cette intégration est transparente ; sinon, elle nécessite une configuration supplémentaire.

Espace de travail équipé d'une tablette et de graphiques de données

Patrons d'architecture : remplacer, combiner ou rester AWS-native ?

Trois patterns dominent les décisions d'architecture, chacun avec ses signaux d'activation.

Les trois patterns principaux

Pattern 1 : Remplacement complet par Cloudflare. Vous retirez CloudFront et placez Cloudflare directement devant vos origines (S3, EC2, serveurs on-premise). Ce pattern convient aux équipes qui veulent simplifier leur stack, réduire les coûts de sécurité et gagner en visibilité opérationnelle. Le principal inconvénient : vous perdez les transferts d'egress gratuits depuis S3/EC2.

Des mains connectent un câble Ethernet à un switch réseau.

Pattern 2 : Cloudflare devant CloudFront. Cloudflare absorbe les attaques DDoS, applique le WAF et gère le cache global ; CloudFront reste en place pour les intégrations Lambda@Edge et les origines AWS. Ce pattern double la latence potentielle sur les cache misses et complexifie le débogage, mais il permet de bénéficier des deux écosystèmes.

Pattern 3 : CloudFront natif uniquement. Vous restez dans l'écosystème AWS, utilisez Shield Advanced pour la sécurité, Lambda@Edge pour la logique métier, et CloudWatch pour l'observabilité. Optimal quand vos origines sont 100 % AWS et que votre équipe maîtrise déjà les outils Amazon.

PatternAvantagesInconvénientsSignal d'activation
Remplacement CloudflareCoût prévisible, WAF inclus, simplicitéPerte egress gratuit S3/EC2Origines mixtes ou hors AWS
Cloudflare devant CloudFrontSécurité Cloudflare + intégrations AWSDouble latence sur miss, complexitéBesoin WAF fort + Lambda@Edge
CloudFront natifEgress gratuit, intégration IAM/CFWAF payant, coût variableArchitecture 100 % AWS

Conseils de mise en œuvre rapides

  • En mode proxy Cloudflare devant CloudFront, configurez un en-tête d'origine secret (X-Origin-Token) pour que CloudFront n'accepte que les requêtes provenant de Cloudflare, évitant ainsi le contournement direct.
  • Gérez les règles CORS au niveau de l'origine, pas uniquement au niveau du CDN, pour éviter les conflits de cache sur les réponses préliminaires OPTIONS.
  • Lors d'une bascule DNS, réduisez le TTL à 60 secondes 48 heures avant la migration pour accélérer la propagation et faciliter un rollback rapide.
  • Testez les invalidations de cache en staging avant la production : une invalidation mal ciblée sur CloudFront peut générer des coûts inattendus si le nombre de chemins dépasse le quota mensuel gratuit.

Checklist décisionnelle et métriques pour trancher

Étapes d'évaluation structurée

  1. Cartographier vos origines : quelle proportion de votre trafic provient de S3/EC2 en même région AWS ? Si plus de 70 %, CloudFront mérite une analyse FinOps approfondie avant toute décision.
  2. Définir votre budget sécurité : avez-vous un WAF et une protection DDoS déjà financés ? Si non, Cloudflare Pro ou Business couvre ces besoins sans ligne budgétaire supplémentaire.
  3. Évaluer la maturité AWS de votre équipe : une équipe DevOps qui vit dans la console AWS gérera CloudFront naturellement ; une équipe multi-cloud ou produit préférera l'interface Cloudflare et son API unifiée.
  4. Identifier vos contraintes de conformité : RGPD, résidence des données, certifications sectorielles (PCI-DSS, HIPAA). Les deux solutions proposent des options de conformité, mais les mécanismes diffèrent (Data Localization Suite chez Cloudflare, régions AWS chez CloudFront).
  5. Estimer le volume de requêtes edge compute : si vous avez besoin de fonctions edge complexes (>128 Mo RAM, >5 secondes d'exécution), Lambda@Edge est plus adapté ; pour des fonctions légères et fréquentes, Workers est moins coûteux.

Questions à poser au vendor

  • Quel est le SLA garanti en cas d'attaque DDoS volumétrique ? Quel est le délai de mitigation contractuel ?
  • Les logs bruts sont-ils accessibles en temps réel ou avec un délai ? Quel est le format d'export ?
  • Quelles sont les limites d'invalidation de cache et leur coût au-delà du quota ?
  • Comment fonctionne la facturation en cas de pic d'attaque (surcoût ou absorption incluse) ?

Red flags à ne pas ignorer

  • Une tarification sans simulateur public ou sans devis détaillé est un signal de coût imprévisible.
  • L'absence d'accès aux logs bruts sur le plan de base rend l'audit de sécurité et le débogage très difficiles.
  • Un SLA DDoS qui ne précise pas le délai de mitigation (seulement la disponibilité générale) ne protège pas contre les attaques courtes mais intenses.

Métriques opérationnelles à reporter

MétriqueDéfinitionSeuil cible
TTFB médianTemps jusqu'au premier octet, mesuré depuis 5 régions< 50 ms sur les marchés principaux
Cache hit ratio% de requêtes servies depuis le cache edge> 85 % pour assets statiques
Coût par 10 000 requêtesCoût total / (requêtes totales / 10 000)À comparer entre les deux solutions sur votre mix réel
Coût d'egress mensuelGo transférés × tarif régionalPoste dominant à isoler dans le TCO

Plan de migration minimal et protocole de test pour une bascule sûre

Préparation et configuration

  1. Audit DNS : listez tous les enregistrements actifs (A, CNAME, MX, TXT) et exportez-les avant toute modification. Réduisez les TTL à 60 secondes 48 heures avant la bascule.
  2. Configuration de l'origine : sur Cloudflare, définissez l'origine (IP ou nom de domaine) et activez le mode proxy (nuage orange). Sur CloudFront, créez une distribution avec l'origine S3 ou EC2 et configurez les comportements de cache.
  3. Règles de cache : définissez les TTL par type de contenu (assets statiques : 30 jours ; HTML dynamique : 0 ou court ; API : no-cache). Testez les règles en staging avant de les appliquer en production.
  4. SSL/TLS : vérifiez que les certificats sont valides sur l'origine et que le mode SSL est configuré en « Full (strict) » sur Cloudflare ou que ACM est correctement attaché sur CloudFront.
  5. Tests en staging : utilisez un sous-domaine dédié (cdn-staging.votredomaine.com) pour valider la configuration sans impacter le trafic production.

Plan de test avant bascule

  1. Tester le cache hit ratio sur les 20 assets les plus lourds (curl avec en-tête CF-Cache-Status ou X-Cache).
  2. Simuler une charge de 500 utilisateurs simultanés pendant 10 minutes (k6 ou Artillery) et mesurer le TTFB P95.
  3. Déclencher une invalidation de cache et vérifier que les nouvelles versions sont servies dans les 60 secondes.
  4. Tester le comportement WAF sur des requêtes malformées (injection SQL basique, XSS) et vérifier que les règles bloquent sans faux positifs sur le trafic légitime.
  5. Vérifier que les logs sont bien exportés vers votre SIEM ou votre bucket S3 dans les 5 minutes suivant les requêtes test.

Critères de succès et triggers de rollback

  • Succès : TTFB médian stable ou inférieur à la baseline, cache hit ratio > 85 %, zéro erreur 5xx non attendue, logs disponibles en moins de 5 minutes.
  • Rollback immédiat : taux d'erreur 5xx > 1 % pendant plus de 2 minutes, TTFB P95 > 500 ms, perte de logs pendant plus de 15 minutes.
  • Conservez l'ancienne configuration DNS active (TTL 60 secondes) pendant 72 heures après la bascule pour permettre un retour arrière en moins de 2 minutes.

Ce que Pharelia observe sur les choix CDN des TPE/PME et startups

La plupart des petites équipes arrivent avec la même question : « Faut-il vraiment payer pour un CDN ? » La réponse dépend moins du budget que de l'architecture d'origine. Une startup dont le site tourne sur un VPS OVH ou Hetzner n'a aucune raison de passer par CloudFront : les transferts d'egress gratuits depuis S3 ne s'appliquent pas, et la facturation à l'usage devient rapidement imprévisible dès que le trafic monte.

Le WAF inclus évite d'ajouter une ligne budgétaire sécurité séparée, et l'interface est accessible à une équipe de deux développeurs sans spécialiste réseau, grâce notamment aux meilleures intégrations IA pour HubSpot et Pipedrive qui facilitent l'automatisation marketing.

Pour les PME qui ont déjà migré vers AWS, le calcul change. Quand les origines sont sur S3 et EC2, CloudFront réduit effectivement la facture d'egress. Mais dès que ces mêmes équipes ajoutent un WAF (AWS WAF), Shield Advanced et Lambda@Edge, le coût mensuel dépasse souvent celui d'un plan Cloudflare Business, avec une complexité opérationnelle supérieure.

La priorité que Pharelia recommande systématiquement avant tout choix CDN : mesurer le cache hit ratio actuel et le volume d'egress réel. Sans ces deux chiffres, toute comparaison tarifaire reste théorique. L'impact du CDN sur les Core Web Vitals et donc sur le référencement est réel, mais il ne se matérialise que si la configuration de cache est correcte, ce qui est souvent le point faible des migrations rapides.

Pharelia accompagne votre évaluation et votre migration CDN

Choisir entre Cloudflare et CloudFront sans données de trafic réelles, c'est optimiser dans le vide. Pharelia réalise l'audit technique complet de votre infrastructure : analyse du cache hit ratio actuel, cartographie des origines, estimation du TCO comparatif sur 12 mois, et identification des risques de conformité (RGPD, résidence des données).

Pharelia

Concrètement, l'accompagnement couvre le PoC instrumenté (métriques TTFB, cache, egress avant/après), le runbook de bascule avec critères de rollback, et un rapport FinOps synthétique que vous pouvez présenter à votre direction. Vous repartez avec des chiffres, pas des recommandations génériques. Pour les équipes qui veulent aussi mesurer l'impact de la performance technique sur leur visibilité dans les moteurs IA, Pharelia intègre le suivi des citations IA dans le même dispositif.

Demandez votre audit de visibilité et de performance sur Pharelia pour démarrer avec vos propres données.

Sources

Les sources suivantes ont été utilisées pour construire cette analyse :

Questions fréquentes

Quel est l'équivalent de Cloudflare parmi les CDN du marché ?

Les alternatives les plus proches sont Fastly, Akamai et AWS CloudFront. Fastly cible les équipes développeurs avec un edge compute puissant ; Akamai s'adresse aux grandes entreprises avec des exigences de conformité strictes ; CloudFront reste la référence pour les architectures AWS-natives.

Pourquoi utiliser Cloudflare plutôt que CloudFront ?

Cloudflare inclut le WAF et la protection DDoS sur tous ses plans payants, sans surcoût, et ne facture pas la bande passante mise en cache. Pour les équipes multi-cloud ou les sites à fort trafic statique, le coût mensuel est plus prévisible et souvent inférieur à CloudFront avec WAF et Shield Advanced.

Quel est le tarif de CloudFront ?

CloudFront facture à l'usage : environ 0,085 $/Go transféré vers l'Europe. Le niveau gratuit AWS couvre 1 To de transfert et 10 millions de requêtes par mois pendant les 12 premiers mois. Les coûts montent rapidement dès que vous ajoutez AWS WAF (~5 $/mois par WebACL) et Shield Advanced, une option payante pour protection avancée.

Pourquoi Cloudflare propose-t-il un plan gratuit ?

Le plan gratuit de Cloudflare sert de porte d'entrée dans l'écosystème : il couvre la mise en cache, le SSL et la protection DDoS de base sans limite de bande passante sur le cache. La monétisation repose sur les plans Pro, Business et Enterprise qui ajoutent le WAF managé, les logs bruts, les SLA renforcés et les fonctionnalités avancées comme Argo Smart Routing ou Workers.

Peut-on utiliser Cloudflare et CloudFront ensemble ?

Oui, le pattern « Cloudflare devant CloudFront » est documenté et utilisé en production. Cloudflare absorbe les attaques et applique le WAF en amont ; CloudFront gère les intégrations Lambda@Edge et les origines AWS en aval. Ce pattern ajoute de la complexité opérationnelle et une latence supplémentaire sur les cache misses, mais il permet de combiner les points forts des deux solutions.

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